l’ordre du jour du Conseil Municipal
du 23 février 2005 :
- Approbation du procès-verbal de la séance du Conseil
du 27 janvier 2005,
- Participation à la reconstruction du Collège Montaigne
à Conflans-Sainte-Honorine,
- Demande de subvention exceptionnelle auprès du Conseil général
: La Garenne en fête 2005,
- Instituteurs : fixation du taux de base de l’indemnité
représentative de logement pour 2004,
- SYELOM : modification du périmètre et adhésion
des Communautés d’Agglomération Cœur de Seine
et Sud de Seine,
- Avenants à trois marchés – Modification des formules
de révision des prix suite à la disparition de l’indice
PSD,
- Compétence de la Commission d’Appel d’Offres en
matière de délégation de service public,
- Demande d’édiction d’un arrêté préfectoral
prescrivant le ravalement obligatoire des immeubles,
- Rénovation du carrefour Aigle/Sartoris/Plaisance « zone
30 » : demandes de subvention auprès du Conseil Régional,
Conseil Général et du SIPPEREC,
- Subvention exceptionnelle au Syndicat d’Initiative de La Garenne-Colombes,
- Débat d’orientation budgétaire,
- Décisions du Maire prises en application du Code général
des collectivités territoriales,
- Question orale posée par Christophe MACE
au nom de la liste de la gauche plurielle et de personnalités
garennoises. Avec vous, une nouvelle ambition pour La Garenne :
Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,
Au moment où se réunit notre Conseil Municipal –
ce 23 février 2005 – Ingrid Betancourt commence sa quatrième
année de détention aux mains de la guérilla des
forces armées révolutionnaires colombiennes.
Avec elle, plus de 300 otages, civils ou militaires, hommes, femmes,
vieillards et plus de 400 enfants sont également de ces mêmes
tortionnaires.
Une intense campagne internationale de mobilisation nécessaire
pour ne pas l’oublier et faire pression sur ses ravisseurs a lieu
actuellement. Le 17 février dernier, à l’Hôtel
de Vile de Paris a été réinstallé son portrait
après que le Conseil de Paris l’ait nommée citoyenne
d’honneur de Paris. Cette initiative que les élus de gauche
avaient évoquée lors du Conseil Municipal du 26 mai 2003
reste plus que jamais d’actualité. Dans les Hauts-de-Seine,
les Villes de Chichy-la-Garenne, Courbevoie et Issy-les-Moulineaux ont
délibéré dans ce sens.
Ce soir, à l’heure actuelle des rassemblements se déroulent
dans de nombreuses villes sur tous les continents. Par cette question
et quelque soit votre réponse, les élus de gauche veulent
rappeler – aussi à La Garenne et dans l’enceinte
du Conseil Municipal – la situation de cette femme qui a lutté
contre les narcotrafiquants ainsi que celle des autres otages et associer
notre Ville à leur combat. Il est primordial que toutes les institutions
se mobilisent pour faire entendre que nous n’acceptons pas cette
situation. Récemment, nous avons vu le rôle primordial
de la mobilisation dans la libération des otages.
Notre Ville s’honorerait de nommer Ingrid Betancourt citoyenne
d’honneur.
Qu’en pensez-vous ?
Je vous remercie de votre réponse.
Texte relatif au débat d’orientation
budgétaire prononcé lors du Conseil municipal du 23/02/05
:
« Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,
Comme chaque année, un débat sur les orientations budgétaires
est organisé au sein du Conseil Municipal conformément
à la loi du 06 février 1992 relative à l’administration
de la République.
Ce débat devrait permettre d’une part de communiquer des
données financières relativement précises et d’autre
part d’éclairer l’approche budgétaire par
la communication des données chiffrées susceptibles de
constituer l’équation budgétaire sur le court et
le moyen terme.
Malheureusement, votre document ne donne aucun élément
chiffré ni sur l’évolution des recettes et ni sur
les orientations précises sur l’exercice 2005. Il reste
sur des généralités alors que dans un peu plus
de deux semaines, vous allez nous adresser le projet de Budget Primitif
de l’exercice 2005 qui sera soumis à l’approbation
du Conseil Municipal du 21 mars prochain.
Comment croire un seul instant que vous ne connaissez pas les données
précises sur les recettes de la ville et sur les dépenses
que vous comptez faire apparaître au Budget 2005 ? Il s’agit
d’un nouveau rendez-vous raté en terme de transparence
et de discussion.
L’année 2005 est pour l’instant marquée par
une situation économique et sociale préoccupante et au
niveau local par des orientations largement insuffisantes dans de nombreux
domaines.
1)- La France va mal économiquement et socialement
Jean-Pierre Raffarin a rappelé récemment que son gouvernement
dirige notre pays depuis 1000 jours. Pour lui, il s’agit certainement
d’une performance car sa seule obsession est de durer. Rassurons-nous,
il ne reste plus que 800 jours avant les échéances constitutionnelles
de 2007.
Pourquoi la France va mal ?
a)- une croissance cassée
Depuis le début de l’année 2004, la croissance
s’étiole régulièrement. Elle était
de 0,6 % au premier et second trimestre. Les résultats du troisième
trimestre sont sans appel : la croissance s’est effondrée
et strictement nulle à 0 %, piètre bilan. Depuis l’arrivée
de la droite au pouvoir, la croissance cumulée est de 2,6 % soit
1,2 % par an c’est-à-dire 2,5 fois de moins qu’entre
1997 et 2002. La France quitte le peloton de tête européen
pour réintégrer la rang de mauvais élève
et décroche complètement des Etats-Unis.
b)- un fiasco sur l’emploi
Sur cette question, le bilan est sans appel :
+197 300 chômeurs,
+47 700 demandeurs d’emplois de moins de 25 ans,
+ 91 000 chômeurs de longue durée,
+250 000 allocataires du RMI.
En 2003, pour la première fois depuis dix ans, le nombre total
d’emplois a reculé en France (-100 000), du fait du véritable
plan de purge de l’emploi public mis en place par votre gouvernement.
Entre mai 2002 et novembre 2004, la France n’a pas créé
un seul emploi. Pire, elle en a détruit 40 000.
c)- un pouvoir d’achat grignoté
La hausse du pouvoir d’achat s’élève à
1,4 % par an en moyenne depuis 2002. Sous la précédente
mandature, il état en hausse de 3 % par en moyenne soit un rythme
deux fois plus élevé. De plus, l’augmentation du
pouvoir d’achat depuis le gouvernement Raffarin est concentrée
principalement sur les hauts revenus ; elle est encore plus faible,
parfois inexistante, à mesure qu’on descend dans l’échelle
des salaires.
d)- déficits publics : la vérité sur les chiffres
Le bilan de la droite est aussi sur ce point mauvais. Entre décembre
2001 et décembre 2002, le déficit public a plus de doubler,
passant de 1,5 % du PIB en 2001 à 3,3 % en 2002. La responsabilité
de ce déficit en incombe uniquement au gouvernement C.R.S (Chirac/Raffarin/Sarkozy).
En effet, selon l’audit commandé par le Premier Ministre,
le déficit aurait dû être compris entre 2,25 % et
2,5 % en 2002. En 2003, le déficit s’est envolé
et a atteint 4,2 %. Son niveau sera certainement élevé
en 2004, les prévisions tablent autour de 3,5 %.
Pour la troisième fois en 3 ans, la droite a laissé filer
les déficits publics, ces derniers dépassant systématiquement
systématiquement le seuil des 3 % du PIB. Selon l’OCDE
et la Commission Européenne, cette dérive est imputable
pour les deux tiers aux choix budgétaires, économiques
et fiscaux du gouvernement.
En ce qui concerne la dette publique, nous sommes passés de
59,3 % du PIB en 1997 (en 2001, le pourcentage était de 56,8
%) à près de 65 % en 2004.
Enfin, les prélèvements obligatoires continuent à
augmenter puisque dès le 1er janvier 2005, l’élargissement
de l’assiette de la CSG pour les salariés et les chômeurs,
la hausse du taux de la CSG de 0,4 % sur les pensions de retraites et
d’invalidité, la hausse du forfait hospitalier et de la
CRDS vont « rapporter » 3 milliards d’euros.
e)- une France qui travaille moins aujourd’hui qu’elle
ne le faisait en 2001
Décidément, la droite est fâchée avec les
chiffres sur cette question. Le nombre total d’heures travaillées
par l’ensemble des salariés a baissé de 0,5 % entre
1993 et 1997 sous les gouvernements Balladur/Juppé
Entre 1997 et 2002, la création de 2 millions d’emplois
–dont 350 000 emplois grâce aux 35 heures- a permis d’accroître
de deux milliards le nombre total d’heures travaillées
soit une hausse de 7,9 %. Ce phénomène s’inverse
à partir de mi-2002 et désormais le nombre total d’heures
travaillées diminue de 1,3 %. La droite ne comprend pas que le
nombre d’heures collectivement travaillées peut augmenter
quand le temps individuellement travaillé baisse. Ainsi, les
salariés n’ont jamais autant travaillé collectivement
qu’en 2000.
Les Français ne se sont trompés sur ce triste bilan.
A quatre reprises, ils ont sanctionné l’UMP et ses alliés.
Votre défaite est sans appel et massive. Elle touche aussi votre
comportement politique caractérisé par l’arrogance
et le cynisme. Le dernier exemple en date –l’appartement
du trop célèbre ministre de l’économie, des
finances et de l’industrie- en dit long sur votre sentiment permanent
d’impunité.
2)- La loi de finances 2005 et la pression fiscale à La Garenne-Colombes
Comme la situation des finances publiques est mauvaise, le Gouvernement
Raffarin a trouvé une méthode pour faire payer les autres
à la place de l’Etat.
Il s’agit bien évidemment de la décentralisation
approuvée en 2004 et pour laquelle le gouvernement essaie de
faire payer les communes, les départements et les régions
tout en ne transférant pas les ressources nécessaires
pour faire face aux dépenses.
Cela est si vrai que la loi de finances 2005 a prévu un nouveau
mécanisme pour la dotation globale de fonctionnement qui aboutit
pour un grand nombre de communes à une augmentation seulement
de 1 %, permettant par ce mécanisme de verser les dotations globales
de fonctionnement aux nouvelles structures de coopération intercommunales.
Rappelons que la dotation de compensation de la taxe professionnelle
diminue encore de 10,64 %.
Dans ce contexte, comment se situe notre commune sur la fiscalité
directe locale payée par les ménages.
A en croire la propagande officielle et je cite « La Garenne-Colombes
est la dixième la moins chère du 92 (36 communes) avec
9,83 % pour la taxe d’habitation et la treizième la moins
chère du Département avec 10,86 % pour la taxe sur le
foncier bâti ».
Tout d’abord interrogeons-nous sur votre politique fiscale depuis
le présent mandat municipal. Depuis cette date avez-vous augmenté
les impôts locaux ? La réponse est oui en contradiction
avec vos engagements. Premier mensonge. Dans les communes des Hauts-de-Seine
de 20 000 à 40 000 habitants strate démographique à
laquelle appartient notre commune, vous détenez la médaille
d’argent pour l’augmentation de la taxe d’habitation
(+15,6 %) et la médaille d’or pour la taxe foncière
(+19,4 %).
Avec les taux d’imposition que vous avez fait voter, les Garennois
paient-ils réellement moins d’impôts que dans d’autres
communes où les taux sont supérieurs ? Je vais prendre
comme exemple deux communes qui sont devenues vos références
puisque vous les citez constamment au sein de cette enceinte et dans
vos écrits. A Malakoff, le taux de la taxe d’habitation
-18ème du Département- est de 11,61 % et à Fontenay-aux-Roses
-20ème du Département- est de 11,76 %. Pour le foncier
bâti, Malakoff est classé 20ème et Fontenay-aux-Roses
17ème.
D’après vos propos, les habitants de ces deux communes
devraient payer plus d’impôts qu’à La Garenne.
Est-ce la réalité ? La réponse est non puisque
le montant total de la contribution payée par les ménages
de ces deux communes est inférieur à ceelui des Garennois.
Deuxième mensonge. Vous pourriez me répondre que si les
impôts sont inférieurs, c’est qu’il y a moins
de services ou d’équipements publics. Pourtant dans ces
deux communes, on trouve cinéma, théâtre, centre
de santé, équipements sportifs comme des gymnases (5 à
Fontenay-aux-Roses contre 2 à La Garenne).
Justement devant cette situation, quelles sont les orientations pour
2005.
3)- les orientations pour l’année 2005
a)- le logement et les projets d’aménagement urbains
Le logement est devenu une des premières préoccupations
des Garennois et des Franciliens. Hausse continue des logements neufs
et anciens, loyers exorbitants doivent amener une politique volontariste
dans ce domaine d’autant plus que la politique appliquée
par vos soins a abouti à un nombre largement insuffisant de logements
sociaux.
Vous nous dites qu’il n’existe pas de foncier sur la ville.
Il suffit d’étudier le nombre de permis de construire délivrés
depuis quatre ans pour pouvoir affirmer le contraire. D’autant
plus que de nouveaux outils vont être mis à la disposition
des communes avec la création tant attendue de l’établissement
public foncier régional.
A plusieurs reprises, nous avons proposé de classer des zones
de la ville en une Opération de rénovation de l’habitat
pour réhabiliter des immeubles anciens avec des financements
publics pour aider les propriétaires à réaliser
des travaux.
Trois opérations importantes d’aménagements urbains
vont voir le jour. Sur ces questions, la plus grande opacité
règne.
Tout d’abord, l’arrivée du tramway financée
par la Région Ile de France et l’Etat va permettre d’une
part une amélioration des transports en commun pour desservir
la Défense et d’autre part de reconfigurer le boulevard
National et l’îlot Kléber. L’enquête
publique va débuter le 07 mars prochain. Il apparaît souhaitable
de prévoir dès à présent les futurs aménagements
autour du tramway et de s’interroger pour ne pas créer
une nouvelle autoroute urbaine mais au contraire de favoriser les circulations
douces.
D’autre part, le plan local d’urbanisme devrait être
approuvé cette année. Quelles sont vos orientations précises
dans ce domaine, comment défendre les pavillons qui restent sur
notre ville, comment développer l’offre de logements sociaux
de qualité, quelle politique foncière pour les futurs
équipements publics et les espaces verts en nombre largement
insuffisant sur notre ville, quelle politique de stationnement, quelle
place donnée aux piétons ?
Enfin, vous avez décidé de lancer une grande opération
d’aménagement du quartier des Champs-Philippe. Même
si nous sommes d’accord sur le principe d’aménagement
de ce quartier que les différentes municipalités précédentes
ont laissé se dégrader, la méthode employée
manque de transparence et le programme doit être discuté
avec la population. Nous nous sommes déjà exprimé
sur cette question et nos interrogations n’ont pas changé.
b)- l’éducation, le sport et la culture : répondre
aux attentes des Garennois
b.1)- l’éducation
Sur les écoles, l’augmentation des effectifs attendus
doit aboutir à une réflexion sur un nouveau groupe scolaire.
Vous connaissez notre position à ce sujet. Dans votre note de
synthèse, vous ne donnez aucun élément sur les
effectifs scolaires attendus à la rentrée scolaire et
pour les années à venir.
Le programme de rénovation des bâtiments scolaires doit
continuer comme par exemple la rénovation des menuiseries au
groupe scolaire Guest ou l’achat de mobilier et de matériel
au groupe scolaire Marsault.
La question du deuxième collège dans le quartier des
Champs-Philippe est à appréhender sans à priori
sur un terrain d’assiette qui reste à déterminer.
Enfin, la réalisation d’un lycée polyvalent reste
un objectif à faire inscrire dans le plan local d’urbanisme.
b.2)-le sport
Pour reprendre ce que disait l’Adjoint au Maire chargé
des sports « il y a un manque cruel de gymnase sur La Garenne
». Quel aveu ! Il a d’ailleurs raison.
Sur cette question, commençons à faire ce que nous pouvons.
Proposons au Conseil Général dans le cadre de sa politique
du sport pour les collèges et au Conseil Régional de participer
à la reconstruction du gymnase Pierre Denis. Ensuite, réfléchissons
ensemble sur le devenir du terrain d’évolution Victor Bach.
Enfin, regardons dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme, les
possibilités foncières que nous souhaitons nous donner
pour édifier de nouveaux équipements.
b.3)-la culture
En décembre 2003, une délibération a été
prise par notre Assemblée sur la réalisation d’une
médiathèque sur le terrain devenu communal situé
11 rue de Châteaudun. Depuis cette date, ni le programme, ni les
plans n’ont été présentés. Pourquoi
un tel silence ? Quels sont les problèmes rencontrés ?
Pourtant la réalisation d’un tel équipement est
plus que jamais nécessaire.
c)- la solidarité et l’accueil des tout-petits
Le développement des actions de solidarité comme par
exemple la mise en place de la structure d’accueil des sans domicile
fixe et la programmation de la future résidence pour personnes
âgées dépendantes dans les locaux de l’ancienne
poste permettrait de doter notre Ville d’équipements nouveaux
répondant aux attentes de la population.
En ce qui concerne les structures d’accueil de la petite enfance
ou à plusieurs reprises nous nous sommes exprimés à
ce sujet, l’étude de la création d’un relais
d’auxiliaires parentaux subventionné par le Conseil Général
et la Caisse d’Allocations Familiales serait une réponse
complémentaire à la demande de garde qui peut d’ailleurs
être partagée.
Je terminerai mes propos sur le personnel communal que je tiens à
remercier pour tout le travail accompli au service des Garennois. La
formation, les nominations suite à concours et à la promotion
interne, la distribution effective du livret d’accueil, l’élaboration
de projets de service sont les gages d’une administration moderne
et efficace. Les œuvres sociales sont un moyen complémentaire
de répondre aux attentes des agents communaux dans ce domaine.
Voici, mes chers collègues, les quelques proposition que les
élus de gauche vous proposent tout en sachant que tous les domaines
de la vie municipale n’ont pas pu être traités ;
Soyez assuré que nous continuons à agir pour notre Ville
conformément au mandat confié par les Garennois.
Je vous remercie de votre attention. »